Vivre Ensemble

Vivre Ensemble

 « Il faut sortir du quant à soi culturaliste et promouvoir l’individu transculturel, celui qui, prenant de l’intérêt à toutes les cultures du monde, ne s’aliène à aucune d’entre elles. Le temps est venu de la nouvelle mobilité planétaire et d’une nouvelle utopie de l’éducation[1]


La Rencontre Interculturelle

Nous encourageons la mixité sociale, culturelle des groupes et les rencontres interculturelles dans nos projets. Comme Amin Maalouf nous croyons au plus interculturel et nous contribuons modestement a la promotion du vivre ensemble à partir d’une pensée et de méthodes pour vivre l’interculturel.

  • Verbunt Gilles, Penser et vivre l’interculturel, Chronique sociale, Lyon, 2011
  • Maalouf Amin, Les identités meurtrières, Grasset & Fasquelle, 1998

La Convivialité

Nous plaçons l’être au dessus de l’avoir et aspirons à une société moderne où la convivialité est un des outils de la réflexion critique, celui qui permet que  les technologies modernes servent des individus politiquement interdépendants.

  • Ivan Illich, La convivialité, 1973

Don contre don et réciprocité

Lorsque « je relâche ma connaissance (en état de confiance) au point d’accepter qu’une partie se détache de moi et aille vers l’autre, c’est le don. »

Pour atteindre  cette mise en confiance, dans le groupe, le positionnement de l’animateur-formateur doit impérativement permettre l’offre et la réception des savoirs : « Offrir un savoir, c’est faire un don dans un projet collectif, c’est être reconnu par chaque membre du groupe comme offreur, ce n’est pas seulement relier l’autre à soi, c’est aussi relier l’autre au groupe, au projet collectif[2]. »  Les pratiques d’échanges de savoir, au-delà de la reconnaissance qu’ils permettent, sont aussi une expérience du rapport au collectif et du pouvoir émancipateur des démarches de « réciprocité ».

  • Marcel Mauss
  • Claire Hébert Suffrin

[1] Augé Marc, Pour une anthropologie de la mobilité, Payot, Paris, 2009, p. 91, cité dans Leroy Delphine et Marie, Histoires d’écrits, histoires d’exils, narr VERLAG, Tübligen, Allemagne, 2014, p.3.
[2] Moulin Yvette, les Réseaux d’Echanges Réciproques de Savoirs et leurs pratiques, dans  les pratiques contemporaines de l’éducation populaire, op. cit. p. 119.